musique pour l’arbre devant chez moi 2 : Icons, Abstract Thee

On est déjà en juin, l’arbre est déjà plein de feuille, j’aurais pu penser à le dessiner en avril et en mai, tant pis je ferai ça en 2018.

Je voulais mettre an Eluardian instance, qui est sans doute la chanson la plus emblématique d’Of Montreal, avec sa mélodie qui évolue tout le temps et piège le cerveau en donnant donne envie de se rappeler le début quand on arrive à la fin, mais pour avoir le clip avec une image nette, il faut aller sur Vimeo, alors à la place voici un EP un peu moins connu, sorti dans la foulée du classique Hissing Fauna, are You a Destroyer :
Pour ceux qui ne connaissent pas, Of Montreal est le groupe du chanteur multi-instrumentiste Kevin Barnes ; leurs tout premiers albums, à la fin des années 90, étaient très inspirés des années 60 psychédéliques et de Pet Sounds en particulier, c’était joliment fait même si l’univers farfelu et enfantin laissait un peu perplexe. Au fur et à mesure des albums, de nouvelles influences se font sentir, le glam, le funk, ça évolue tranquillement quand tout à coup, en 2007, Barnes décide de se lâcher et de parler de lui. Et là pendant deux albums, Hissing Fauna et Skeletal Lamping, c’est une espèce d’explosion de mélodies magiques et effrénées, qui partent en feux d’artifice dans tous les sens, et sur lesquelles il balance tout ce qu’il a sur le cœur, ses histoires compliquées d’amour, de dépression, de médicaments.
Je ne comprends pas très bien l’anglais mais je ne peux pas m’empêcher de sursauter entendant des mots comme « emasculate » ou « come on chemicals », ou encore le nom de ce vieil obsédé de Georges Bataille (connu à Orléans pour avoir dirigé la bibliothèque à la fin de sa carrière). Bref je ne comprends pas tout, et c’est possible que même si connaissais mieux la langue ses histoires ne seraient pas forcément limpides pour autant, mais ce que je retiens c’est un univers torturé, tragique, enrobé dans un arc en ciel psychédélique flamboyant, et je trouve ça génial.
Icons, abstract Thee est l’EP sorti entre ces deux albums, c’est un concentré de tout ce que je viens de dire : la musique est digne des chansons les plus enjouées des Beatles, et les textes contiennent des vers comme « please God don’t be a bastard » ou « tonight I feel like I should destroy myself. Bref ça déprime en même temps que ça donne la frite, il faut absolument écouter ça.

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