CHEVAL SOMME, par Guy-Ernest Incohérent

CHEVAL SOMME

I- Exposition d’un Orthopédiste en Rupture de Ban et Sans Aveu.

J’affecte une désinvolture au plus haut crin où je somme
Un soluté surprenant chez un homme de mon âge.
Dépité dans un ergastule, je marmotte à la théorie des tamarins
Menée dans une fantasmagorie Reginglard par les Bifides
Mazarin/ Cavalier Marin. Je balbutie, le front apprêté par une fièvre
mêlée d’un drap artistement noué autour de la taille-douce.

Mes yeux comme transsubstantiés par la substance vin rouge clignotent lento/ mollo/ prestissimo à la manière des bouchons disco.

Vous autres, les potamochères, vous faites fi et bonne chère
Des circonvolutions cérébelleuses. Vous, avec le plus grand sérieux,
Vous lisez dans une chambre où les morts, légion sublimée
Exigent un optimisme à tout point.
Et toi, Femme du Grand Est, tu profères une parole
Dans une région persulfurée par l’Avanie.

Je voudrais, Chenue, consoler tes maigres genoux de n’être que deux et jeter sous tes pieds tors une jonchée de polatouches
Espiègles et sentimentaux. Nous irions voûtés sous une constellation
Obtuse comme une jeune pimbêche rebéquée assotée par L’Automobile.

Les Kangourous Géants comme des Ifs Flamboyants
Tresseront une Chorégraphie rebondie. L’orphéon orthogonalement
Clamera -Monsieur Mirliton. Caporal Clairon saluera la Couleur !
Philippe-Jean Desouter, artiste prolétaire

cheval-somme

Texte et Dessin Guy-Ernest Incohérent

2 réflexions sur “CHEVAL SOMME, par Guy-Ernest Incohérent

  1. Eclaircissement I :

    -Caporal Clairon, Figure de Proue et Grand Transpositeur Epileptiforme Hirsutiste. Assèche un guindal chez Peter (Colmar). Le cœur en goguette, se livre à des facéties à peine répréhensibles.

  2. Guy-Ernest, vous m’épatez de lapin, vous m’enchantez de votre vocabulaire et de votre dialectique épineuse, je verlouille du gerboulin.

    Figurez-vous que j’ai parlé de vous à ma mère, Nicole, cruciverbiste, cet après-midi même. Férue de lettres (particulièrement du Y sur la case compte triple au Scrabble), Nicole fut enchantée que je lui lise le début de ce texte, je ne sais d’ailleurs plus comment j’en vins de ménage à parler de vous.

    Non seulement j’en lus l’intro mais le bidule entier, suite à quoi nous reprîmes le texte puis cherchâmes les définitions respectives de chaque mot vernaculaire, étant donné que j’emploi ce mot sans me souvenir de ce qu’il signifie. Je veux dire des mots dont la signification, voire la véracité restaient à apprendre ou à vérifier par le biais d’un dictionnaire Larousse de 1816.

    Nicole et moi, soudainement épris de cruciverbisme anarchico (des Gypsy Kings)-philosophiques, cherchîmes puis bim, nous tombîmes sur le site de Carlos Jobim. Nous comprîmes rapidement que nous faisions fausse route avant de tomber sur un blog dont je ne retrouve pas le lien à l’heure actuelle (trop de Vin Bagarre sans doute), ce qui est étrange. Je viens de trouver Radar Géant mais pas le blog en question (sur fond blanc, avec punk dans le titre).

    Bref, je finis par lui lire (à Nicole), des textes entiers et c’est fou ce que nous nous émerveillâmes, surtout moi vers la fin. La richesse de cette écriture qui, en l’occurrence détournait Hugo, Brassens, Zola, le hip hop, Charles De Gaulle Etoile, Molière, Dick Rivers, Michel Polnareff, Michel Boudinot, Michel Lenorman, Michel Bécaud, Michel Berger, Michel Field, Abdel Jean-Claude et tant d’autres figures de Proust…

    Dans l’Ajax d’Amsterdam, y a des marins.

    Bien à vous

    Nota Bene : je regrette tant votre foutraque page Myspace d’il fut un temps, existe-t-il l’équivalent quelque part sous forme de blogon ?

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