Une dosette de Vaporwave

(Voici un titre de Vaporwave)

La différence entre deux morceaux de Vaporwave est à peu près la même que celle entre deux boulettes vapeurs censément de parfums différents quand  tu ne sens pas vraiment laquelle est à la crevette et l’autre au boeuf. Même que tu sauras jamais, en fait.

(Ceci n’est pas un titre. C’est de la Vaporwave)

J’aurais aussi voulu jouer les futés à vous présenter le style, mais tout est déjà sur Wikipédia. On se demande à quoi on sert. Ok, à rien. Comme la Vaporwave. Tout est raccord. Cela étant, tel Michel Houellebecq, je vous colle directement un passage de l’article en ligne ici, du fait de son caractère hilarant : Au fil du temps la vaporwave a engendré des sous genres tels que la Future Funk , la GLO-FI , la VaporNoise , la SynthWave , la RetroWave , la VaporTrap , La VaporHop , la VHS Funk , la VHS Pop , la post-Vapor , la PR0T0-V4P0R , la SIgnal-Wave , la MemeWave , la PizzaWave , la DreamWave , la Late-Night-LO-FI , l’ECC0J4MS , la MallSoft ou encore la WitchHouse.
Mention spéciale pour la PizzaWave. On est donc déjà des ringardos à causer de Vaporwave, la relève est là.
Ces mecs sont marrants. Ils recyclent de vieux sons, pris dans des ascenseurs windows, des salles d’attentes de Kiné pour gamer (une mode du siècle dernier), des VHS de méditation nazes, pour les brouiller, les ralentir, les étaler. A tout ça, ils donnent des noms en caractères asiatiques, alors qu’ils ne le sont pas le moins du monde. Sortent des k7  (il va vraiment falloir arrêter avec cette mode les gars). Ils redonnent une « chance » au rien, à des bande sons qui n’ont jamais existé vraiment en tant que musique digne de ce nom. Et prétendent, selon les sources, à la dystopie. On ne sait vraiment quel est le degré de sérieux de cette ambition critique par le traitement sonore. Personnellement je trouve cette idée plus amusante que philosophiquement impressionnante. Quoi qu’il en soit, écouter de la Vaporwave, ça se tente. polaelectroTous ces T e le p a t h, Nmesh, Vektroid… ont l’air de rien trouvé leur issue originale pour la galaxie ambient, et redonné un caractère d’étrangeté à une ancienne masse lisse (ce qu’on nomme couramment de la soupe). Quelques albums sont déjà considérés comme des classiques. Daniel Lopatin ou James Ferraro comme les pères/inspirateurs, et les plus intenses – peut-être les seuls à l’être de façon évidente, raison pour laquelle les plus « petits » sus-cités attirent mon attention en tant que soldats vains d’un genre bizarre.

(Mais je n’avais promis qu’un titre. Le voici. Il vous fera sûrement fuir, mais vous, les aventuriers que rien de fade n’effraie, pourrez écouter la suite à coups de clics)

 

Par Polatouche Premier

Dessins : Stanislas Gros

Une réflexion sur “Une dosette de Vaporwave

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