Punchline (1) : Soklak, Les Seigneurs

Un jour le local reprendra le dessus sur le global. Alors nous reprendrons aussi nos joutes d’insultes dans le patois du canton, promis. Aux platines, ce sera DJ Pierre Rabhi.
En attendant, on a le rap pour s’amuser, se défouler, sortir la bonne phrase. Ce n’est pas la moindre des qualités du genre que de servir de lancer de marteau verbal et de tape-gueules, n’en déplaise à ceux qui voudraient que le hip-hop ne développe qu’un discours scolairement articulé, voire un programme politique en alinéas pour l’opprimé. Une poésie descendant de Léo Ferrat ou Jacques Brassens serait mieux acceptée. Or, non, le rap n’est pas, ou rarement, de la « chanson française ». Et c’est très bien comme ça. Au moins on rigole.

Aujourd’hui : Soklak, anarcho-gouailleur sans drapeau noir. Moitié chat parigot, moitié rappeur-graffeur, le gusse à béret vient de délivrer un titre inédit très efficace à défaut d’être du plus dentelé. Adapté pour lancer la rubrique. Et comme Soklak est un olibrius de talent, coller à son actu me semble pertinent. On soutient ceux qu’on aime, c’est simple non ? Ce titre bouscule grave le pigeon ceci dit. El Gato est un moqueur, vole dans les plumes du patronat et des joueurs de djembé, ce qui est une strike idéal. On sent bien que le #MarmiteGate doit le faire se gondoler.

Si un nouveau projet du rappeur est annoncé depuis quelques temps, sa date de sortie n’est pas encore publique. Dans la foulée je vous invite donc à jeter une oreille sur cette petite sélection d’anciens titres qui défrisent la rapologie française et balancent tout par la fenêtre.

La Malle, joli coup de pied au derche de l’hexagone balancé en chaloupé, est extrait du très bon EP Maow Airlines (2011), toujours disponible à la vente ICI. Et qui contient cette dédicace que je décrète mythique (et dont je vous défie de trouver un équivalent dans le genre) :

« Pépère, tranquille le chat, big up les animaux
Mais nique les autruches et les pigeons qui soutiennent l’autre blaireau« 

Sur Camisole Chimique, extrait d’un projet  collectif paru en 2006, Soklak partage le micro avec Sept (que j’ai consulté ICI il y a peu pour Polatouche), pour un titre ambiancé sombre, sur une thématique inhabituelle

Le titre Politricard est issu de l’album 1977 (2006), le voici dans une version musicalement retravaillée par Ludocavic

La mini Mixtape « Not 4 Sale » (diablement bien menée) est disponible dans son intégralité et sa nonchalance ci dessous

En savoir plus sur le Site Officiel de Soklak

Par Polatouche Premier

Dessin: Stanislas Gros

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