La mélancolie des années 10 : rage et dérapages

Fatigués, peut-être, mais  dans nos incarnations les plus vivaces, nous ne cessons de hurler. Je ne sais si « le rock est mort  » ( vaine question que même de jeunes courbés comme des vieillards continuent d’interroger comme si elle était essentielle à l’expression de nos sentiments les plus profonds ), mais la rage est intacte.
Depuis l’avènement de la musique enregistrée et amplifiée ( ce stimulant incontestable de pression sensible ), nous n’avons jamais eu accès à autant de projectiles sonores et barbelés pour exprimer nos failles  mentales et secouer nos aliénations quotidiennes. Tout le spectre est parcouru, des tensions sous-jacentes aux déchaînements hostiles les plus ouverts. L’homme étant ce qu’il est, ainsi que l’état du monde, il n’y avait aucune raison que ça change, juste parce que nous ne jouons plus seulement – ou différemment – de la six corde électrique. Qui cherche, trouvera. De l’intranquillité à la décharge directe. De la révolte intime aux gouffre, et à la collision.


Pharmakon
/ Xiu Xiu / B L A C K I E / Today Is The Day / Scott Walker + Sunn o)))


Par Polatouche Premier

Photo : Adam Taylor

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