Apprendre à rester malheureux en trois chansons avec le Pr Polatouche

1 ) N’oublie jamais que ta vie ne sera que trahisons, humiliations, solitude, regrets…

La liste est bien sûr à compléter. Aussi ne perd pas l’espoir de te désespérer, les occasions d’y parvenir ne manqueront jamais.

Jean Guidoni, en particulier dans ses jeunes années a créé beaucoup plus cynique ou angoissant. Je sacrifie cependant ces choix pour l’instant d’un album aujourd’hui introuvable, le Concert  1989  enregistré aux côtés de deux pianos. Tout ça est ici amené avec une dose de romantisme. Allez, pour l’esthétique. Mais cela reste un bonne introduction existentielle.

Comme la vie est aussi frustration, vous ne trouverez en vidéo sur le net presque que cet extrait d’une pièce majeure de la chanson française. Pendant ce temps là, Cali court toujours.

2 )  La vie est à la fois trop courte et trop longue.

C’est con hein ? Du coup si tu souffres, ça va durer, et si tu vas mieux ce n’est que passager.

C’est vrai que tu aurais pu te fourvoyer en choisissant un titre comme Sacré Félicien, et te fendre la poire à l’écoute du ringard en mangeant du fromage de chèvre arrosé de gros rouge qui tache. Mais recentre toi, le malheur est à portée de main, et Jean Ferrat sous ses apparences bonhommes l’a expliqué plusieurs fois. C’est lui qui a le mieux chanté Aragon et épousé ses mots, mieux que Ferré qui a toujours été incapable de saisir la poésie hors de la déclamation maudite et  esseulée en station verticale ( proche du sérieux chevelu d’un Slash exécutant son solo dans un désert dans le clip November Rain ).

3) Nous sommes tous des fantômes, on va tous mourir.

Tu peux donc toujours t’occuper à préparer ton épitaphe, vu le programme précédemment présenté, c’est une activité tout aussi plaisante.

Marcel Kanche est une des multiples démonstrations que en France, n’en déplaise aux déclinologues, on a du savoir faire, comme celui de déprimer en chansons, avec des textes ciselés par l’amour de se faire du mal avec du beau. Mots terreux, quasi parlés, par une voix si peu romantique et presque effacée. Voila qui est bien désertique. Un peu comme le cimetière de ta future tombe moche.

Epitaphe est issu d’un album fuyant la gaieté nommé Lit de Chaux.


Une méthode signée Pr Polatouche , alias Polatouche Premier.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *